Commencer par le modèle économique
Un bon tableau de bord ne commence pas par une liste de chiffres. Il commence par une question : comment la société de conseil crée-t-elle sa marge ? Selon le modèle, la réponse dépend du temps facturable, du taux journalier moyen, des forfaits, de la sous-traitance ou d’une combinaison de ces facteurs.
Avant de choisir les indicateurs, il faut donc distinguer les missions vendues au temps passé, les forfaits, les abonnements, les projets avec sous-traitants et les périodes d’intercontrat. Cette lecture évite de comparer des activités qui n’ont pas la même économie.
Les indicateurs d’activité
Les volumes commerciaux doivent être rapprochés de la capacité réelle de production. Un chiffre d’affaires élevé peut masquer une charge excessive ou une marge insuffisante.
- TJM moyen par type de mission
- taux d’occupation ou de facturation
- carnet de commandes sécurisé
- revenu par consultant
- part du chiffre d’affaires concentrée sur les principaux clients
Mesurer la marge, pas seulement le chiffre d’affaires
La marge doit intégrer le coût des équipes, des sous-traitants et des dépenses directement liées à la mission. Pour un forfait, le suivi du temps réellement consommé est indispensable : une mission rentable à la signature peut devenir déficitaire si son périmètre dérive.
Une analyse par mission ou par client permet de repérer les écarts de prix, les dépassements et les comptes qui mobilisent beaucoup de ressources. L’objectif n’est pas de multiplier les tableaux, mais de rendre les arbitrages visibles.
Relier rentabilité et trésorerie
La rentabilité comptable et la trésorerie ne racontent pas la même histoire. Il faut suivre les factures à émettre, les créances échues, les acomptes, la TVA et les charges à venir. Une prévision glissante à trois mois permet souvent de détecter un besoin avant qu’il ne devienne urgent.
Un rituel mensuel court suffit généralement : comparer le réalisé au budget, expliquer les écarts, mettre à jour les encaissements attendus et décider de deux ou trois actions. La qualité du dialogue compte davantage que la sophistication de l’outil.
